Chmaroff s
CULTURE
Publié le 24/10/2016
Le "Renoir russe" sur les Champs Elysées


20
oct 2016

97 oeuvres de Paul Chmaroff (1874-1950) de la collection de Jl Garcia ont été présentées au public du 20 au 24 octobre 2016 par le Dialogue Franco-Russe dans un pavillon éphémère sur l'avenue des Champs Elysées face à la place de la Concorde.

L'exposition s'est déroulée sous le patronage de Son Excellence Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie en France, de M. Hugues Gall, membre de l’Institut, directeur de la Fondation Claude Monet, et de l’Honorable Serge Joyal, sénateur du Canada. Elle a été l'ocasion de découvrir des oevres de ce peintre russe émigré surnommé par certains de ses contemporains le « Renoir russe » dont la plupart n'avaient jamais été exposées avant.

C’est en 1971 que Joël Garcia, collectionneur attentif et passionné, achète la première toile de Chmaroff. Quelques temps plus tard il acquiert une trentaine de tableaux de Chmaroff d’un coup, qu’il payera sur deux ans, avant de continuer, durant presque 50 ans, de rassembler l’œuvre de ce peintre russe émigré. Infatigable, il va continuer à chiner, trouve dessins, pastels et aquarelles, il passe des annonces pour retrouver les œuvres du peintre. C’est ainsi qu’il rentrera en contact avec des gens ayant connu Paul Chmaroff. Il fera reconstituer l’histoire de la vie du peintre, au travers d’archives, de lettres, de mémoires et de son journal intime resté en Russie, de quelques témoignages de contemporains. A ce jour la collection de Joël Garcia compte près de 500 œuvres : peintures, pastels, sanguines, dessins et aquarelles. Depuis 10 ans, ce mécène redonne vie à Paul Chmaroff en organisant régulièrement des expositions en France et en Russie, avec le soutien de l’Association Dialogue Franco-Russe, et en publiant de nombreux catalogues en russe et en français.


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Paul Chmaroff

Décembre 1924, Paul Chmaroff (1874-1950), peintre et académicien russe, arrive à Paris après de longues pérégrinations. Il a 50 ans. Comme beaucoup de ses compatriotes, il a dû quitter sa Russie natale, à feu et à sang depuis la Révolution d’Octobre 1917, puis en prise à la Grande Famine, laissant derrière lui ses archives, ses dessins et ses tableaux qu’il confie à Alexandre Benois ou à des amis. Les anciens clients sont partis ou se sont faits discrets ; les nouveaux payent mal. Sous le nouveau régime, il a toutefois exposé en 1919, à la Première Exposition libre d’œuvres d’art, et en 1922, à la 16e exposition de l’Union des Artistes Russes. Chmaroff part, sans reprendre la toile exposée. Nous n’avons malheureusement pas les détails de son voyage. La plupart des émigrés russes installés en Europe sont sortis par le sud de la Russie et le Bosphore par voie maritime, par la Pologne et, par le Bosphore et les Balkans par voie terrestre à partir de 1918. Il s’installe d’abord à Rome où il fera quelques portraits sur commande, notamment celui de August Zalesky, ambassadeur de Pologne en Italie de 1922 à 1926, et ceux de la famille royale d’Italie. Entre 1900 et 1902, Il y avait déjà passé quelques mois lors de son tour d’Europe réalisé grâce à une bourse d’étude. La victoire du fascisme aux élections législatives en avril 1924 et la prise de pouvoir de Mussolini à la fin de l’année ne facilite sans doute pas l’obtention d’une carte de séjour. Chmaroff décide de rejoindre Paris où se sont installés beaucoup de ses concitoyens et amis, et qui est devenu la capitale culturelle des émigrés russes.

Mais ici aussi, la situation est difficile pour les émigrés russes, sans papiers depuis que l’état soviétique a révoqué, en décembre 1921, la nationalité de tous ceux qui ont quitté la Russie après le 7 novembre 1917. En France pourtant, l’ambassade, dirigée par Maklakov depuis octobre 1917, continue à aider la diaspora russe. Il restera à ce poste 7 ans sans pouvoir présenter ses lettres de créances jusqu’à ce que la France reconnaisse le gouvernement bolchévique. On parvient enfin à définir la situation de réfugiés en juin 1922, le réfugié russe devient « une personne d’origine russe n’ayant acquis aucune nationalité ». En juillet 1922, le Haut-Commissariat aux réfugiés, à l’initiative de Fridjof Nansen, instaure un certificat d’identité et de voyage destiné d’abord aux réfugiés et apatrides russes, le passeport Nansen. Après la reconnaissance de l’URSS, en mai 1925, l’Office Central des Réfugiés Russes (OCRR) est créé, avec Maklakov comme président.

Le peintre s’installe près de la Porte d’Orléans, dans un atelier d’artiste. Un réseau d’entraide, la volonté de sauvegarder les valeurs de la Russie de jadis cimente la communauté d’exilés, malgré les conflits. Pourtant l’adaptation est difficile pour Chmaroff, académicien depuis 1916, comme pour tous les artistes qui jouissaient d’un grand prestige en Russie. Diplômés d’académie des beaux-arts dans leur pays, leur renommée dépassait les frontières et le marché de l’art, à Paris, dans les années 20, recherche de nouvelles tendances. Les peintures de Chmaroff et ses contemporains sont considérés comme vieillottes. Cependant, Paris reste une destination privilégiée non seulement parce qu’elle est le centre du monde artistique, mais également pour des considérations matérielles. La France aide les artistes et procure des conditions privilégiées pour l’obtention d’ateliers ; enfin, ici tout n’est pas lié à l’argent et l’artiste bénéficie encore d’une aura.

Dans le Montparnasse des Années folles, centre de la vie culturelle et artistique de la communauté russe, Paul Chmaroff retrouve d’autres artistes et des poètes autour desquels s’organise une vie d’échange, qui l’alcool aidant, se termine souvent au petit matin. Dès 1901, on a construit de nombreuses cités d’artistes avec les matériaux de récupération des expositions universelles. De grands ateliers lumineux avec une mezzanine où viennent s’installer beaucoup d’étrangers qui formeront l’Ecole de Paris. La Ruche, dans le 15e, n’est pas loin et tous se retrouvent au Café Caméléon, 146, boulevard du Montparnasse, au Dôme, ancienne baraque à frites, où à la Rotonde, simple bistrot alors, chez « Dominique », le restaurant russe de la rue Bréa, ou à la Coupole, un bar américain récemment construit, sont les lieux de rencontres habituels. Du Bal Bullier (aujourd’hui remplacé par un CROUSS) aux dancings à la mode, le Paris bohème côtoie les marchands d’art et les modèles. Comme en Russie, les artistes et les poètes créent des groupes, fondent des revues, des maisons d’éditions, éditent à compte d’auteur, organisent des expositions. Les peintres et les sculpteurs ne se considèrent pas comme exilés, ils font partie du « Monde international de l’art » : ils ont vécus à Paris avant la Révolution, y ont étudiés, ont leurs réseaux. Chmaroff expose au salon des artistes français, envoie des tableaux aux expositions internationales.

Le dimanche, il y a les réunions chez Alexandre Benois (artiste et critique d’art) qui est venu également s’installer en France. On y retrouve les membres du « Monde de l’art », Cocteau, Picasso... Le peintre Serge Sédrac, dont Chmaroff fera le portrait, vit dans le même immeuble que Benois. Chez Dmitri Merejkovski et sa femme Zénaïde Hippius (écrivains et philosophes), c’est de littérature qu’on parle. Les Youssoupoff reçoivent également le peintre du Tsar qui a réalisé pour eux de nombreux portraits et tableaux. Tout ce monde donne à l’exilé l’impression de supporter mieux les contraintes de cette nouvelle vie à Paris, si différente de ce qu’il a connu jeune homme, lorsqu’il étudiait à l’Académie Julian. Si la jeune génération d’artistes russes est avant-gardiste, la génération des peintres officiels de l’Empire russe est connue par les expositions organisés par Diaghilev en 1906 et le public français recherche surtout l’aspect folklorique de leurs œuvres, ce que Chmaroff va faire à merveille. Amèrement, ces peintres vont se cantonner dans les œuvres de commandes, les illustrations et les décors de théâtres que les Français ont découverts avec les Ballets Russes, critiquant le succès de ceux qu’ils appellent les artistes futuristes. Et puis, il y a la contrainte de la langue. Chmaroff s’exprime avec difficulté en français et il en sera ainsi jusqu’à sa mort. Parmi l’intelligentsia russe émigrée, Chmaroff retrouve également le metteur en scène Nicolas Evreïnoff et le journaliste Boris Alexeîevitch Souvorine pour qui il avait travaillé à Saint-Pétersbourg avant la Révolution. Les deux sont des connaissances de longue date, que le peintre avait rencontrées dans sa ville natale de Voronej. Pour le premier, il a réalisé des décors pour les théâtres Luna-Park et « Krivoe Zerkalo », théâtres symbolistes et d’avant-garde, et le second, ayant repris la maison d’édition de son père, a continué à lui passer commandes.

En 1920, l’Union professionnelle des artistes russes en France avait été créée, prenant le relai des deux académies russes des Beaux-arts et réunissant 130 peintres et sculpteurs. Ils organisent de grands bals de charité au profit des familles d’artistes russes. Souvenir des bals travestis de l’académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg et de ceux de Paris, ils rassemblent tous les artistes quel que soit leur tendances, tous les poètes, les musiciens de la capitale. Les plus fameux sont en 1921 le Bal transmental (1923), le Bal banal (1924), le Bal de la Grande Ourse (1925), le Bal des Deux-Dianes (1926)... tous rassemblent la diaspora artistique et littéraire russe et l’avant-garde parisienne. Pourtant, vers 1925, eut lieu une scission d’ordre politique, les uns décidant d’être loyaux envers le gouvernement soviétique et maintenant les relations avec l’URSS, les autres suivant Maliavine, le condisciple de Chmaroff. Ces derniers formèrent l’Association des artistes russes en France puis en décembre 1928, elle devient Corporation artistique russe se spécialisant dans les intérêts juridiques et professionnels, et le droit d’auteur des artistes, le président étant Ivan Bilibine. Les échanges artistiques avec l’URSS vont continuer jusqu’en 1928.

Chmaroff vit de ses paysages et de portraits de commande comme celui de Chaliapine ou le portrait de Serge Lifar. Il paye d’ailleurs souvent ses loyers en tableaux. En 1926 et 1928, il expose au Salon des artistes français. Et même si la critique est acerbe, tout semble indiquer que le peintre est célèbre. En mai-juin 1928, il participe à l’Exposition d’art russe ancien et moderne organisée dans le cadre de l’inauguration du Palais des Beaux-arts de Bruxelles. Pour la partie contemporaine, 60 artistes exposaient plus de 500 œuvres (sculptures, peintures et dessins). Outre un cycle de conférences en langue française, les Ballets russes de Diaghilev présentaient un spectacle de gala dans la salle des sculptures dans ce nouveau complexe pluridisciplinaire conçu par Horta. En octobre de la même année, le peintre organise sa première exposition personnelle à Paris, à la galerie Charpentier, rue du Faubourg Saint-Honoré (actuellement siège de la maison d’enchères Sotheby’s).

Chmaroff y présente des portraits, dont quelques études de la famille impériale, les portraits de la famille Youssoupoff pour qui il avait travaillé en Russie, des paysages verdoyants habités de naïades, des baignades et des natures mortes. L’Etat y fait l’acquisition, par l’intermédiaire de André Dézarrois, pour la somme de 1000 francs, du « Garçon au seau » pour la section étrangère du Musée du Luxembourg dont la vocation est de présenter le développement de l’art contemporain. Cette section est l’un des points fondamentaux de la politique d’acquisitions de l’ancien conservateur, Léonce Bénédite, et très liée à l’idée que la France était le centre du mouvement international de l’art. Le Jeu de Paume était alors dédié à cette section, les deux salles consacrées à l’art russe provenant des artistes émigrés et les cartels portaient la mention « ex-russe ». Ce tableautin plein de charme, comme le précise la personne qui signale l’œuvre pour acquisition, disparaîtra durant la Seconde Guerre mondiale pendant le bombardement par la Luftwaffe d’Egletons où il avait été mis en dépôt à l’hôtel de ville en 1932, après la dispersion des collections du musée du Luxembourg.

Lors de cette exposition, il rencontre également celui qui devait devenir son plus fidèle collectionneur, l’entrepreneur Labalette. Il va réaliser le décor de la salle à manger de son manoir d’Andilly près de Paris, un portrait de sa fille, de nombreux paysages et natures mortes. Paul Chmaroff participe aux expositions d’art russe de Belgrade et Berlin (1930), à Paris, aux expositions collectives du « Monde de l’art » à la galerie d’Alignan (1931) et la galerie « La Renaissance » (1932). Cependant, depuis le Krach de 1929, la situation économique des artistes de l’émigration russe se fait de plus en plus difficile. Si Chmaroff se déplace sur la Côte d’azur, en particulier à Nice, où il visite son ami Maliavine, à Biarritz, à Deauville, il réalise de petits tableaux au format carte postale, faciles à vendre, qui lui permettent d’assurer ses moyens de subsistance sur ces lieux de villégiature. Néanmoins, il reste une personnalité importante de la communauté artistique parisienne et sa signature figure sur des courriers destinés à ses anciens condisciples restés en URSS. Il décore l’atelier de Lifar et continue à réaliser des décors pour le théâtre, sans doute pour les Ballets Russes, repris par le Colonel de Basiliev et pour le music-hall. En 1934, l’ancien académicien écrit au président de l’Académie des Beaux-arts d’URSS, Isaac Brodsky, le félicitant du développement artistique dans les provinces, « là où il a passé les meilleures années de sa vie »...

Tombé gravement malade, il est soigné par Olga Vinogradova, une ancienne brodeuse du Bolchoï dont l’un des chefs d’œuvre est le costume de Chaliapine pour Boris Godounov. Il réalise d’ailleurs un splendide portrait de Chaliapine dans ce costume qui a longtemps orné l’escalier de Robert Manuel (1916-1995), comédien, sociétaire de la Comédie Française. C’est ensemble que le couple, marié, s’installe pendant la guerre, juste après le bombardement des usines Renault, en mars 1943, dans l’immeuble de la famille Labalette à Boulogne-Billancourt. Leur appartement, situé au 4e étage, est composé de 4 pièces. En même temps qu’eux, la famille Tchéroubinko (lui est chauffeur de taxi, elle dirige un cabaret à Boulogne) prend l’appartement du 2nd. Au 5e, c’est un pianiste russe et sa femme d’origine polonaise, au rez-de-chaussée, un chanteur d’opéra. Non loin, habite ses amis, Michel Staragenko, qui deviendra diacre de la Cathédrale Saint-Alexandre Nevsky de Paris puis évêque, et sa femme dont il fera le portrait, les Von Arendt... L’une des filles de l’entrepreneur conserve précieusement un magnifique bouquet de roses blanches offert par le peintre en cadeau de mariage. Elle se souvient de lui, « sale, mal rasé, habillé bizarrement et couvert de peinture », tenant le tableau pour lui donner. Elle rencontrait souvent Paul Chmaroff qui s’exprimait toujours avec autant de difficultés en français. Son père avait voulu que Chmaroff fasse un portrait d’elle, mais il terrorisait la jeune fille qu’elle était alors.

Chmaroff avait connu l’entrepreneur en bâtiment Labalette lors de son exposition à la galerie Charpentier en 1929, sans doute amené par son intime Adrienne Gourvick-Gorska, architecte et sœur de Tamara de Lempicka, et son mari Pierre de Montault. Les deux architectes et Labalette ont réalisé ensemble une vingtaine de cinémas dont le « Normandie » sur les Champs Elysées. Paul Chmaroff est également très lié à Jean Fidler, architecte et franc maçon. Le peintre a sans doute exécuté des décors pour certains appartements et maisons dont ils furent les architectes comme il l’a fait pour le manoir d’Andilly, près de Paris, propriété de Labalette.
Après-Guerre, l’émigration russe est confrontée à de nouvelles mutations : une nouvelle image de l’URSS, de nouveaux réfugiés et le départ d’émigrés russes vers les États-Unis vont bouleverser la communauté russe parisienne. A partir de 1946, l’émigration russe est scindée en deux clan, ceux qui souhaitent « rentrer » pour diverses raisons et ceux qui restent farouchement anti-communistes. L’alliance de Staline avec les puissances européennes y est pour beaucoup, ainsi que l’exhortation à imiter l’exemple des glorieux héros de la Sainte Russie (Alexandre Nevsky, Dimitri Donskoy, Souvorov et Koutouzov...). Le rétablissement du Patriarcat de Moscou et le discours nationaliste vont influencer les partisans du retour. Chmaroff participe à l’exposition collective « Hommage à la victoire » et expose un portrait de Staline en généralissime. L’exposition est organisée par le département culturel de l’Union des patriotes soviétiques, dirigé par Nadezhda Pétrovna Khodossievitch, qui deviendra quelques années plus tard madame Fernand Léger. Il signe de son titre d’académicien, une lettre collective, peu après, suppliant le représentant de la Culture d’URSS d’organiser une exposition d’icônes à Paris, témoignant de son influence intellectuelle dans le milieu artistique russe. Pourtant, Jean Allé (de son véritable nom Ivan Ivanovitch Mozalevskij) le voit se trainer à ses pieds, quelques mois plus tard, marmonnant des prières, pour obtenir un passeport pour retourner dans son pays natal. Son souhait fut exaucé, malheureusement trop tard pour lui permettre de revoir son cher pays. Il meurt à Boulogne-Billancourt, le 2 juillet 1950. Cinq ans plus tard, sa femme et ses amis organisent une exposition rétrospective à la Galerie Charpentier. Après la mort d’Olga, un an plus tard, son atelier est dispersé. C’est en 1971 que Joël Garcia achète le premier tableau de sa collection, au salon Antiquités Brocante de la Bastille. Grâce à ce mécène, la vie et l’œuvre de ce peintre de l’émigration russe nous est un peu mieux connu. Considéré par certains comme le Renoir russe, son œuvre, cependant, reflète le mouvement symboliste russe et en 2000, une de ses œuvres, « L’été », prêtée par le Musée Russe de Saint-Pétersbourg, sera présente, à Bordeaux, à l’exposition « Le Symbolisme russe ».

Paul Chmaroff : repères biographiques et expositions

1874 : Naissance de Pavel Dmitrievitch Chmaroff à Voronej.
1893-1894 : Etudie à l’école gratuite de dessin de Voronej sous la férule de Lev Soloviev.
1894 : Auditeur libre à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg dans l’atelier d’Ilya Repine.
1898 : 1er prix de la société d’encouragement des artistes pour « Les Asphalteurs ».
1899 : Avec « Malheur aux vaincus », il reçoit le titre de peintre, la médaille d’or et une bourse d’étude à l’étranger.
1900-1902 : Voyages à Vienne, Rome, Florence, Venise, Munich et Paris.
1904 : Voyage en Espagne avec Boris Koustodiev. « La Parisienne » : médaille d’or à l’Exposition Universelle de St Louis, Etats-Unis.
1905 : « En attendant le train » : Ier prix Alexandre III de la Fondation Arkhip Kuindji ; « L'Année 1812 » : 2e prix à l'Exposition Universelle de Liège.
1900-1910 : Exécute les portraits de la Grande Duchesse Maria Pavlovna, du comte Moussine-Pouchkine, du prince Youssoupov-Soumarokoff-Elston, du ministre de la guerre, Kouropatkine, de l'éditeur Souvorine, du tsar Nicolas II...
1914 : Travaille à la commission d'acquisition des tableaux pour les musées de province de la Fondation Arkhip Kuindji fondée en 1909.
1916 : Elu académicien, il préside le comité de l'Exposition de Printemps dans les salles de l'Académie de Peinture. Il part pour le front et exécute 30 dessins sur le thème de la guerre.
1917 : 1e exposition de tableaux, études et esquisses de la Fondation Arkhip Kuindji.
1919 : 1e exposition nationale libre d'œuvres d'art.
1922 : 16e exposition de l'Union des artistes russes.
1923 : Emigre à Rome, Italie.
1924 : S’installe à Paris dans le 14e arrondissement.
1928 : 1e exposition personnelle, galerie Charpentier, Paris. Participe à l’Exposition d’Art Russe, Bruxelles.
1930 : Expositions d’Art Russe, Belgrade, Berlin.
1931 : Expose à la Galerie d’Alignan, Paris.
1932 : Galerie de la Renaissance, Paris.
1946 : Exposition « Hommage à la Victoire », Union des patriotes soviétiques, Paris.
1950 : Décède à Boulogne-Billancourt.
1955 : Exposition rétrospective à la Galerie Charpentier, Paris.
2009 : Exposition « Paul Chmaroff » à Art Elysées, Paris (22-26 octobre).
2010 : Rétrospective à la Halle Freyssinet, Paris (28 janvier-14 février). Exposition à la Galerie Tseretelli, Moscou (21 juillet-22 août). Exposition au Musée régional des beaux-arts de Voronej, Russie (16 septembre-31 octobre). Exposition au Musée de L’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg (16 décembre-23 janvier 2011).
2011 : Exposition à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, Moscou (25 au 28 février).
2012 : Exposition à l’Espace Pierre Cardin, Paris (11 au 20 mai).
2013 : Exposition au Musée Sellier, Cogolin (Var, 3 juillet-28 septembre)).
2015 : Exposition « Les élèves de Répine » au musée « les Pénates », Repino, Russie (5 juin- 2 août).
2016 : Exposition à Art Elysées, Paris (20-24 octobre).


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